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Buveur de poèmes, le blog de Franck Kukuc

Instantanés

26 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #Instantanés

Trois fois Vin - La cave des rencontres pour de vrai. 12 rue Notre-Dame de Nazareth. 75003 Paris. (Crédit photo : Trois Fois Vin - Marie Do Léna-Bradford)

Trois fois Vin - La cave des rencontres pour de vrai. 12 rue Notre-Dame de Nazareth. 75003 Paris. (Crédit photo : Trois Fois Vin - Marie Do Léna-Bradford)

Instantanés

Instantanés de billes de grand, nos quilles,

Instantanés de mains, de soins, de cheval, de machines bien employées,

de souvenirs de soleils, de caprices de ciel,

de couleurs, de clair-obscurs, de lumières sous verres.

Instantanés de nez,

nouveau-né, ado', adulescent, de juvénile à avancé en âge,

Instantanés de bouche,

de Perlants, pétillants, effervescents de vie à tranquillement vivants,

de Secs à secs tendres, doux,

de Glissants, gouleyants à tapissants,

Instantanés blancs, rosés, rouges à graver.

#Instantanés : la catégorie qui gardera en mémoire les coups de cœur de caves pro' et de quelques unes de particuliers passionnés, de restaurants, d'abris de plaisirs à boire.

(NDR : Trois Fois Vin - La cave des rencontres pour de vrai sera évidemment le premier #Instantané à venir)

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Gratitude partagée

25 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #Gratitude partagée

(Crédit photo : Château de Reignac)

(Crédit photo : Château de Reignac)

Gratitude partagée

Merci ! Félicitations aux autres gagnants... A tous ceux qui ont participé... Je tiens à.... ma famille, etc...

Vous connaissez tous ce genre de discours, vous l'avez déjà entendu. Vais je le faire à mon tour ?

Oui, car c'est grâce à eux tous que je sais ma valeur. Et que cela a été bien d'y croire. Pour que des mots ne se perdent pas dans l'oubli.

Comment vous dire... j'espérais tellement gagner le concours de lettres d'amour Château de Reignac (http://www.reignac.com), domaine entre deux mers, plus que Bordeaux supérieur.

Pour l’équipe du Château de Reignac, pour consacrer le souvenir d'une belle rencontre cet été avec Nicolas Lesaint, pour Tom Delanoue, ami blogueur (http://1098.fr, etc.) qui y a cru dès le début, pour celles et ceux qui attendaient depuis longtemps mes phrases.

En me récompensant, Reignac et ceux qui ont voté pour mon texte justifient mes envies d'écrits, mes envies de rencontres.

Et quelle reconnaissance pour ceux qui m'ont accompagné le soir où nous avons dégusté ce vin qui était déjà un poème,

Merci à : Gérard, Jean-Christophe, Michèle, Patricia, Céline, Garance & Martin.

Avec eux, comme promis, je partagerai gratitude, magnum... et pour mes petits : gouttelettes et baisers.

La poésie sera toujours dans la retranscription de celles et ceux qui regardent, écoutent, touchent, en un verbe perçoivent autrement.

Attention, je ne dis pas "voir" la vie avec des yeux d'enfants plutôt exercer nos sens autrement. Michaux et Cendrars m'ont montré la voie soit trouver aussi le beau dans l'indicible, le cruel et la souffrance. René Char m’a entraîné vers la confiance et la chance qu’on impose. La belle poésie n’est jamais mièvre. J’écris et j’espère, pour chaque mot posé, m’améliorer.

Je tends vers cela.

"Château de REIGNAC, à la lueur d'une flamme.

Dans la discrétion, l’intimité d’une bougie, de sa flamme,
« A l’aveugle » pour mieux voir.
Tel un tricheur consentant, je suis le seul à savoir.
Entouré de quelques amis de tous âges,
mes deux jeunes enfants dans mon sillage.

Je, eux,
enfin, nous
prêts à humer, goûter, mâcher,
entendre les histoires du Château de REIGNAC.

Vivre cette bouteille, son contenu,
conjuguer des sensations.
Tout ce qui fait de nous des êtres sensibles,
des âmes fortes de leurs faiblesses.

Bouchon tiré, le vin libéré,
tout à l’expression de ses évidences,
Reignac veut vivre tout comme nous.
Il est jeune tout comme eux deux.

Timide, il grandit vite,
s’habitue à l’air,
appelle nos mots.

Timides à notre tour, on s’approche du verre.
Et voilà, ce rouge qui nous invite à le toucher.
On incline, on fait tourner la terre.

Du bout du doigt ou du bout des lèvres,
on touche le travail des Hommes,
le « parfois » épique d’une équipe.

A la lueur d’une flamme, le vin en bouche,
un peu de pluie, du soleil, des nuages s’amoncellent,
c’est avec assurance,
que l’on fait claquer notre langue,
pour garder l’équilibre.

On s’interroge,
on attend l’autre du coin des yeux.
Qui se jettera dans l’abime de l’avis ?
Qui plongera du ponton ?

Puis,
les mots s’échappent pour pousser un mur de verre.
Faire le mur des mots trop mûrs,
les yeux des enfants nous aident à faire la courte échelle,
La lueur des amitiés fera le reste.
La parole libre, on « bricole » notre souvenir,
Tous buveurs de poèmes,
sans rimes et sans strophes,
puisque ce vin est l’œuvre de plusieurs,
versons ensemble notre déclaration :

"Petits bonbons réglisse
Complices
Prunes, mûres, groseilles
La Chine ?
Allons ! Allons, pensons à nos images de vie
Ça ressemble à une eau de Cologne de ma petite enfance
Fraises écrasées, pas sucrées, sur une tartine
J’ai quelque chose sur le bout de la langue mais...
Comme un village endormi sous les cendres
Un voile de lumière d’été
Des paumes d’enfants imprégnées de menthe fraîche
Sans avoir l’habitude, sans que ce soit mon truc
J’aime la douceur que je ne donne pas à tout le monde"

Voilà ce fut un samedi soir sur la Terre,
un flirt collégial, dans mon resto’ vin cœur « Les Bricoles »,
entouré de chères âmes, à la lueur d’une flamme.

Le buveur de poèmes
24 Janvier 2015

Gratitude partagée
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Un peu moins de quatre mains, à l’autre bout de notre chaîne d’ancre.

21 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #Coeur fidèle

Mon frère d'encre

Mon frère d'encre

"Venez vous asseoir là, venez je vous en prie. Je vous offrirai du vin noir aux éclats de granit et de foudre. Le vin d'une vigne sauvage et écumant de lumière. Des vignes farouches et fières, dont les ceps insolents se jettent vers le ciel. Ce vin-là oui, je vous l'offrirai. Animal, organique, ce vin-là ne se boit qu'une fois : nul n'y a jamais trempé ses lèvres...Venez, vous serez bien ici...Je prendrai soin de vous, vous inviterai au silence et vous inventerai la pluie, la pluie lorsqu'elle ne tombe pas mais se pose ; une pluie bleue remplie de ciel...Venez, il y aura de la musique, des chants venus d'ailleurs, sans doute de cet endroit qui m'importe, ce non lieu où vous vous tenez..."

Edith Azam - Mon frère d'encre

Cœur fidèle a ouvert le flacon d'encre.

Les mots se bousculent. Il faut parfois du temps pour les agencer, dompter les tristes souvenirs, les joies passées et à venir, les espoirs. Mais tout vient toujours...

Samedi 21 Février, fin de matinée,

Je vais ouvrir ma boite aux lettres, l’objet en métal. J’ai une clef, un mot de passe qui tient dans la main. Je n’ai pas encore ouvert le courrier. J’ai des souvenirs de mails.

C’était… Il y a... Après tout, peu importe.

Sur mon compte facebook, je vois des like à mes propos, mes photos. Pourquoi maintenant et rien avant malgré nos entrevues…?

Alors, je lui demande. Sa réponse est l’origine de "Cœur fidèle"

"Cœur fidèle -

Bonjour Franck,

Je survis dans ma bâtisse humide et trop grande pour moi tout seul...
J'adorerais faire connaissance. J'aime les hypersensibles -mes frères et mes sœurs-, j'aime penser qu'ils vont me reconnaître en plongeant dans une de mes bouteilles. Toi, ce sont les mots et l'énergie que tu mets à découvrir des hommes et des femmes du vin qui m'ont fait te découvrir. Oui, j'aime beaucoup ce que je vois et lis de toi ! Je suis en pays de connaissanc
e

Caillou – Buveur de poèmes -

Touché ! Alors, je te propose ceci. J'espère que tu trouveras un peu de temps à m'accorder entre ta bâtisse humide et tes belles œuvres viniques : j'aimerai entretenir une correspondance sous forme de début de lettre photographiée. Tu y raconterai tes joies, espoirs et doutes, ce qu'est ton pays, tes mots simples du vin, tes poésies, tes vignerons, ton mentor… Il y aurait une lettre par mois accompagnée d'un tableau, d'une musique. Je voudrais quelque chose qui s’inscrive dans l'intemporel mais qui soit publié sur un blog à venir.

Qu'en penses tu ?"

"Ô temps suspend ton vol,
Et vous, heures propices suspendez votre cour
s"

Une poignée de jours plus tard…. Une femme

"Caillou – Buveur de poèmes -

Bonjour,
Il faudra que tu me donnes son prénom juste pour moi. Aies confiance. J'ai une idée supplémentaire. Et si vous restiez mystérieux. Vous ne serez qu'une seule personne. Parlez de votre vie en bordelais sans jamais donner trop d'indices (pas de photos précises) et disons en décembre nous révélerons si vous le voulez bien le domaine. Qu'en pensez vous ? Voici mon mail : ……
.

Prêt à écrire tes états d'âme, tes envies, tes regrets, tes remords, tes regards, touchers, écoutes..."

Semaine du…. 2015

Une voiture s’eloigne du domaine, au loin,

Avec elle, deux mains,

Un peu moins de quatre mains, à l’autre bout de notre chaîne d’ancre.

Samedi 21 février 2015,

J'ouvre la première lettre avec vous.

Être dirigé vers moins d'évidence, moins de glamour. Lire une vie de vigneron avec ce qu'il doit supporter, faire. Je verrai plus tard ou quand il voudra le simple, l'agréable, l'attendu, le touristique...

Être dirigé vers moins d'évidence, moins de glamour. Lire une vie de vigneron avec ce qu'il doit supporter, faire. Je verrai plus tard ou quand il voudra le simple, l'agréable, l'attendu, le touristique...

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"Coeur fidèle"

12 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #Coeur fidèle

"Coeur fidèle"

"Ardéchois, coeur fidèle",

je ne sais pourquoi je me souviens de cette série télévisée des années 70. Ouch, cela me ramène au siècle dernier ! J'étais très jeune...

Mais non, bien sûr que non, je sais pourquoi je me souviens ! Enfin, surtout, depuis que j'ai osé quelques voyages en mon for intérieur. Ce feuilleton faisait vibrer des cordes d'émotions et de valeurs que j'ai développé ensuite.

Aujourd'hui, j'essaie de les retranscrire dans mes écrits, les partager lors de mes rencontres.

De cette série, qu'en percevais je ? Une humanité profonde et belle dans ses faiblesses, ses amitiés et même ses violences. J'ai oublié la soif de vengeance de Toussaint, point de départ de la série. Je n'ai retenu que le compagnonnage (ici, des menuisiers) monde fermé où l'ancien soldat Toussaint se fait accepter pour retrouver l'assassin de son frère. Est resté la solidarité, la fidélité, l'ambivalence entre humains, des principes de vie et de travail bien fait.

Bien sûr, il y avait les scènes de combat "à la cane". J'ai toujours été fasciné par cet objet qui soutient nos pas, objet d'appartenance à un groupe, une catégorie sociale. Bref, c'est une chose que je n'explique pas et qui m'accompagnera toute ma vie.

Mais au delà de tout, je retiens les scènes d'écritures, de correspondance.

Je regardais la télévision, l'envie de lire viendrait après.

Je lirais bien plus tard Choderlos de Laclos ou la correspondance entre Martin Schulse et Max Eisenstein...

Et pourquoi les correspondances, les cheminements, les destins... Pourquoi ?

"Toutes ces questions où ça mène ? ... A l'amitié"


J'avais envie de vivre un dialogue épistolaire à l'ère du numérique, un échange de mots avec un habitant des vignes, de sa bâtisse humide à ma ville et ses maisons souvent anonymes.

Je l'appellerai donc "Coeur fidèle", cette relation épistolaire.

D'ici fin février, vous serez les lecteurs de notre correspondance. Chaque article débutera par un début de lettre photographiée comme un rappel au papier, notre ancien support de mots.

Les joies, espoirs et doutes, nos poésies, nos vignerons, notre mentor si nous en avons un... La vigne, la vie, un autre regard, une autre écoute... d'un homme, d'une femme. Pour brouiller les pistes, à l'autre bout de ma correspondance, il y aura quatre mains.

Vous ne saurez pas qui sont les auteurs.

Bientôt, attachez vous aux mots.


"Coeur fidèle" - La nouvelle rubrique sur le blog de Caillou - Buveur de poèmes

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Gras en bouche

9 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #‪‎MotsSimplesduVin‬

‪‎#MotsSimplesduVin
‪‎#MotsSimplesduVin

Oserions nous ?

Un lieu imaginaire, où chacun n’aurait plus le poids des heures, du lieu et des regards. Nous serions "Nous" et non l’être qui existe par, pour et sous le regard des autres. Nous serions à tous ces âges, où nous percevions pour la première fois.

"Pleins de mots mélangés, comme dans un sac en lin pour lettres de scrabble."
Les "désolé" n’y auraient pas droit d’asile. A parler sans freins et sans frontières, à découdre nos propos pour mieux nous laisser submerger par la vague de sensations. Dans le plaisir de l'échange flotterait l’écume de mots simples...

C'est là que nous sommes, avec nos vécus, nos vérités riches. En attente de plus de trésors, et d’avantages de nuances. Les sensations ont toutes le droit d’être citées. Aucunes n’est fausses tant qu’elles sont sincères. Elles n'exigent pas l’aval d’autrui.

Le partage sans crainte rassemble, fait avancer ensemble et individuellement. Nous dégustons et savourons le plaisir adulte de partager pour retrouver notre enfance.

Gras en bouche

Encre… Poupon… Onctuosité… Nappant...

La nappe est parfois blanche comme un jour de dimanche,

elle est toujours de retrouvailles, toujours une promesse épicurienne voire de joies d'hédoniste.

Velours ; glissant…comme une épaisseur insaisissable telles les larmes sur les parois du verre.

Onctueux ; ample… Souvent fortement boisé ou/et avec un fort degré d'alcool.

Persistant et rond… La bouche bien pleine, ça bute contre les parois de notre bouche...

Et le volume devient tactile comme une huile qui s’oublie le long du verre.

Oui mais non, car une autre gorgée,

Et,

La bouche devient sphère. "Gras" devient imperceptible avant de toucher les parois de cette sphère.

"Gras" est difficile. Il ne veut pas qu’on l’imagine comme un toucher au centre d'un espace. La stimulation de la salive pourrait aider la rencontre avec les muqueuses.

Le toucher de bouche serait là.

« Gras » ?

Et, je ne sais plus si l’on peut parler de corps du vin…

Je tiens à remercier les premiers participants de cette belle aventure des #MotsSimplesduVin :

Fleur, Françoise, Julie, Katty, Michèle, Patricia, Véro, Damien, Gérard, Quitou.

Ils ont osé le premier mot.

A Défi Kimenga qui m’a fait confiance un certain soir de juin 2014. Il m’a ouvert son cœur, m’a laissé entrevoir sa culture. Je l’ai aidé à trouver ses mots

« Gras en bouche
Il est des saveurs qui ouvrent les portes de la mémoire
Des textures secrètes qui encerclent nos vies
Petite, ma notion de famille, était assez confuse
3 grands-pères
Un absent,
un gentil
Un maudit…j’ai appris bien plus tard que c’était lui le vrai père de mon père Richard…
En visite chez lui, Léonard de Maret…que de découvertes…
D’abord lui, sa maison, son jardin et ses mille odeurs…
Son humour, noir…comme ses yeux lorsqu’il était en colère
Et puis, dans la cuisine, il y avait cette armoire encastrée dans le mur…
Il me semble la voir encore
Il me semble aussi que j’étais « sa préférée »
D’un mot, j’allais chercher le petit plat en cristal et la terrine bleue
Goûte, me disait-il…
Un morceau de pain
Du saindoux
Et du beurre rance
C’est bon, n’est-ce pas ?
Je me souviens parfaitement des textures et des arômes mais surtout, j’ai encore la douceur de sa veste en laine sur mon bras d’enfant…
Katty Dendal ou de Maret, quelle importance finalement… ?
Les souvenirs nous font et nous défont…
Ce gras en bouche…je ne l’oublierai jamais… ! »

Katty Dendal

Jeux dits Vin

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Laurent Herlin

3 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #Mes poètes divins

Parler d'un vigneron qui vous marque, en compagnie de qui j'ai foulé la "Terre d'adoption"...

Parce qu'au départ il n'était qu'un gars de la ville. D'une ville loin de cette centrale qui fait les nuages de Chouzé et ses environs comme ma belle Chinon chère à mon cœur.
J'aurai pu vous parler de ce géant qui m'a pris dans ses bras, un certain jour de Mars 2014.

J'étais si petit et fragile ce jour là.
Il avait ce sourire doux que je lui avais trouvé sur le visage lorsqu’Anne nous avait mis face à face. C'était au Palais des glaces de Paris.

Je venais de la rencontrer, elle aussi.
Anne Graindorge dont je suis tombé amoureux un jour où je cherchais un "autre" Bourgueil. Un lien internet, un blog, le sien (http://annegraindorge.fr/), m'avait intrigué. On y parlait d' Herlin l'Enchanteur.

Le croirez-vous ? C'est ce jour là qu'une femme, une fée de Loire, par la magie de ses mots agencés, est devenue plus que tout pour moi l'espace d'une de mes vies.

Elle est devenue « M'Amuses » parce que ses mots transcendaient la réalité des vignes, des hommes et femmes qui les travaillent, du simple jus au plaisir en devenir. Elle n'était d'aucunes chapelles si ce n'est de celle qui respecte, ne juge pas, de celle qui me fait parfois croire que la Vie est Magie.

Ma rencontre du 3° type, c'est Elle, ma Loire, ma Pluie, M'Amuses.
Elle qui m'a aidé à exprimer mes désirs de poèmes.

Illuminations était le cabernet franc que j'ai longtemps cherché. Je l'ai découvert par les mots d'Anne et j'ai aimé les trois ce même jour : Anne, Laurent, le vin.

Trois, Trinité, Troisième type...

Dans le cas où il serait "important" d'écrire sur les perceptions gustatives d'"Illuminations", prenez ce souvenir supplémentaire :

Anne et moi sommes près d'un fût d'Illuminations. C'est la première fois que nous allons le goûter ensemble. Laurent tire, verse et ses yeux rient s'offrant à notre futur plaisir. Ils nous offrent son désir d'une autre vie, celle de profiter de sa compagne, ses enfants, la nature, les amis... de la Vie sans faux semblants.

Et c'est bien tout cela ce cabernet franc !
Il m'est rentré dedans alors qu'il ne voulait pas s'ouvrir. Il m'a agrippé de ses doigts féminins. Un soupçon de vernis vite estompé. Une touche de rusticité a tenté de masquer ensuite le premier effet. L'homme et la femme sont dans ce vin. C'est un couple (Laurent et Valérie, je les ai découverts depuis dans Les Champs de Colesses). Lorsque cette évidence se révéla à mes papilles, le fruit s'invita. Empli de soleils et d'espérances, j'ai frissonné. J'ai regardé Anne. Elle m'a dit "C'est un vin qui donne envie de le savourer, bien calés, au fond d'un canapé".
J'ai su alors que nous serions Deux.

Depuis...

J'ai goûté sur fût, guetté une bulle qui tardait à venir (Cintré), marché avec mon géant - sourires et larmes mêlés -, j'ai touché les cailloux des Champs Colesses.

J'ai trouvé un ami en lisant des mots sur un écran.

J’ai vécu un grand amour pour et par l'amour du Vin.

Anne Graindorge a quitté ce monde et a rejoint notre Loire.

J'ai un ami et il s’appelle Laurent Herlin.

Je dédie ce texte à une autre magicienne des mots, « enchanteresse d’étiquettes » et de la pierre aimée : A toi, Valérie.

1, Le Plessis

37140 Chouzé-sur-Loire

06.14.23.57.45

http://www.laurentherlin.com/

http://www.valerieherlin.com/

http://www.valerieherlin.com/index.php/galerie/naturellement-tuff/product/show/25-bouteille-ivre

Laurent Herlin
Crédit photo : Quitou. Vous voulez en savoir plus sur l'homme qui se cache derrière l'objectif, c'est ici : http://quitou.com/

Crédit photo : Quitou. Vous voulez en savoir plus sur l'homme qui se cache derrière l'objectif, c'est ici : http://quitou.com/

Crédit photo : Quitou

Crédit photo : Quitou

Laurent Herlin
Crédit photo : Quitou

Crédit photo : Quitou

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‪#‎MotsSimplesduVin‬

3 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #‪‎MotsSimplesduVin‬

‪#‎MotsSimplesduVin‬
‪#‎MotsSimplesduVin‬

Le vin avec des mots simples.
Et si nous reprenions depuis l'enfance.
Sans chimie, ni lexique de professionnel.
Juste avec nos émotions, nos perceptions de première fois.
J'en appelle à vos souvenirs d'enfance avec vos parents, grands parents, amis, amours.
Qui par leur jardin, potager, cuisine, leur maison de vacances ont contribué à échafauder votre bibliothèque olfactive et gustative.

Partageons et aidons ceux qui se sont fermés et qui voudraient tellement dire pour se souvenir.

Rendez vous avec Vous et vos premières gorgées ce jour...

Cher Vous,

Vous qui lisez ces mots, voici le concept : un mot est publié sur mon compte facebook de temps en temps. Tous les commentaires seront ensuite retranscrits dans cette catégorie et ils ne s'échapperont plus. Ils seront alors à votre disposition et pourraient vous démontrer qu'au delà d'un certain vocabulaire technique, il y a Vous et le Vin.

Ici, point de jugement, de positionnement. J'aimerais juste que vous trouviez, affirmiez, retrouviez votre poésie et le plaisir d'enfin la partager.

Je vous donne rendez-vous ici pour la première fois Samedi 7 février 2015 et si vous voulez participer c'est jusqu'à vendredi 6 Février à cette adresse https://www.facebook.com/pages/Caillou-Buveur-de-po%C3%A8mes/613906272073669?fref=ts

‪#‎MotsSimplesduVin‬

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A hauteur d'enfance

2 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #Mots et vins d'avant

A hauteur d'enfance

Je ne suis qu'un amoureux du vin, je vous parlerai donc...A hauteur d’enfance,

Parce qu'à cet âge, on ne parle pas de vendanges tardives, de VDN, de balades hongroises, de sucrosité quand on se penche au dessus d’un fût, ou quand on inspire au dessus du goulot effilé de ces flacons de taille raisonnable.

On se sent bien, on ne s’explique pas pourquoi. Peut-être cette forme presque maternelle sans épaules qui nous rassure.

A l’âge où l’on ne peut pas encore goûter, on approche son nez. Et, le sourire aux lèvres on parle de « parfum » de raisins secs, de ceux qu’en d’autres temps nous aurions pu avoir dans un petit sachet au fond d'une poche. Quelque chose de sec et frais à la fois, surtout pas de ces raisins d’aujourd’hui que l’on doit réhydrater.

A hauteur de pré-adolescence, on pourrait y déceler des notes chocolatées de vrai noir. Fini le chocolat au lait, c’était avant !

Les années s’écoulant, aux « odeurs » précédentes s’ajouteraient des flaveurs de liberté, de tabac et de premiers voyages. Elles s’inviteraient à nos narines et enfin en bouche comme un premier baiser.

A hauteur d’adulte, les mots de connaisseurs nous éloigneraient de tout cela. L’acidité ne serait qu’une froide « colonne vertébrale » pour jus d’une sucrosité certaine.

Enfin viendrait le bel âge, bien avant 50 ans fort heureusement ! celui où l’on aurait rien à prouver, où l’on ne chercherait plus qu’à se retrouver.

En goûtant cet instant, il n’ y aurait plus alors que plaisirs et nostalgie, « réminiscence » de couleurs de soleils couchants, de toits orangés de Cappadoce (là où sèchent les abricots), d’aromes de fruits secs, de cannelle, de miels, de feurs sauvages, de pommes ou de poires ou de fruits rouges compotés, un goût de noyaux suçotés, une douceur de main tendue, un sourire étranger qui balaie les frontières, une langue inconnue qui nous parle, la vivacité d’un clin d’œil comme une cuvée de grain noble.

Nous pourrions prétendre avoir approché une certaine éloge du temps qui passe, d’une vieillesse assumée et/ou d'une enfance retrouvée.

Alors, nous serions revenus à Hauteur d’enfance.

Tout ceci ou presque je l’ai perçu dans une 50 cl.

Vous ne la trouverez pas, je ne la retrouverai plus. Elle est pour toi, Laurent.

C’est le vigneron Sébastien Gandubert du domaine « Closerie de Belle Poule » à Thouarcé (49) qui l'a produite à ma demande.

Lors de la mise en bouteilles d’une barrique de 225 litres de son ch’nin en vendanges tardives « Grain noble ».

300 bouteilles de 75 cl étaient prévues où s’est immiscée une 50 cl certifiée sans soufre ajouté.

Je tiens à remercier ceux qui m’ont aidé à rendre possible ce présent : Monsieur Alexis Bijaoui (futur grand régaleur de papilles) pour l’invit’ à la mise, Arnaud Septime (http://www.mistelle.fr/) pour les photos et pour avoir garder le secret, Bruno Bessoncaviste "Aux cépages d’Ermont" (http://auxcepagesdermont.jimdo.com/) pour le don d’une 50 cl qui en son temps logeait l’un de ses premiers essais vinique « le vin des Oufs 2002 », Sébastien Gandubert, Mickael Lemasle - caviste de "Crus et découvertes", rue Paul Bert à Paris et …mes petits cépions qui ont guidé mon inspiration

Note de Caillou - Buveur de poèmes : Ce texte peut être considéré comme le premier consacré au vin, à l'humain, à l'amitié, à la vie. Il fut écrit en Octobre 2012 pour fêter un ami, mon parrain dans le vin : Laurent Baraou (http://www.laurentbaraou.fr/) homme aux multiples vies, homme de vins et de passions. Je pense aussi à lui en transférant ma mémoire sur ce blog.

A hauteur d'enfance
A hauteur d'enfance
A hauteur d'enfance
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