Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Buveur de poèmes, le blog de Franck Kukuc

Toi, qui vis sous le vent.

28 Avril 2015 , Rédigé par Buveur de poèmes

Toi, qui vis sous le vent.

Toi, qui vis sous le vent,
Je t'espère,
Sans plus de mots.

Je t'espère parfois oubliée de cette mauvaise compagne,
Ta douleur.
Si je pouvais vivre d'écrits et de rencontres, ça m'irait bien...
Tu le sais, j'ai des mots que je garde pour moi.
Ils sont venus lorsque tu t'es confiée à moi, à parler de ces petites fleurs, voisines de ceps aimés, ces odeurs que tu ne voulais plus voir,
avant de ne plus pouvoir.
Ta main dans la mienne et tes larmes.
Tes mains qui accompagnaient le raisin jusqu'à cet essentiel... Le vin que tu faisais avec lui.
Il est seul à accompagner le vin, aujourd'hui.
Il n'aime pas, fais avec,
Avec ce qu'il peut,
Avec beaucoup d'entraves.
Beaucoup de nuages et le soleil qui brille toujours quelque part.
J'ai un texte qui flotte en moi.
Un jour, je te l'écrirai et si tu me le permets je le publierai pour exprimer le bonheur et la tristesse que peut apporter un paysage...

Affectueusement.

Buveur de poèmes
28 avril 2015

Toi, qui vis sous le vent.
Lire la suite

Le pourquoi du côt, du comment

11 Avril 2015 , Rédigé par Buveur de poèmes Publié dans #Mots et vins d'avant

La roseur arrosée

La roseur arrosée

Il y a une semaine, j'ai renoué, réétabli un contact avec un ami de longue date. Des incompréhensions nous avaient séparé depuis sept ans. Mais voilà, il manquait à ma vie d'aujourd'hui.

J'ai téléphoné. Rien n'avait changé sur la profondeur de notre amitié.

Il est ce copain que j'avais conté dans un texte destiné aux Vendredis du Vin (un événement mensuel de la blogosphère des amoureux de vins) en 2013.

C'est un texte qui ne peut se perdre, en voici une version légèrement remaniée qui explique le pourquoi du comment, mon amour pour le côt... juste après le ch'nin.

Earth Wind and Fire, "Got to get you into my life", un cépage : le côt.

http://www.youtube.com/watch?v=kc6XZ7u32To&feature=youtu.be

Rewind, je rembobine les souvenirs aux sons des cuivres. Il était une fois, il y a 20 ans, deux copains en virée dans les environs de Valencay (unique pour avoir donné son nom à deux A.O.C, l’une pour ses fromages de chèvres, l’autre pour ses vins). Le best of d’E.A.W.F, le seul CD ( Ndlr : support musical ayant existé avant le mp3) dans la voiture pour tout un week-end. En boucle qu’ils l’écoutèrent ! Au point qu’ils entrèrent dans ce restaurant isolé, niché dans les vallons verdoyant des environs de St Genou dans le Berry, en fredonnant «Got to get…». Le resto’ s’appelait «Le Pousse-caillou» (véridique et bluffant quand j'y pense aujourd'hui). Les trompettes soufflaient encore joyeusement dans nos oreilles lorsque la cuvée de la maison fut posée sur la table. Un jus d’assemblage régala nos palais et délia nos langues. Il fallait savoir, rencontrer le vigneron. Nous ne pouvions quitter la région sans emporter notre propre assemblage concocté avec cet artisan. Renseignements pris auprès du restaurateur, le lendemain nous avions rendez-vous avec le vigneron. Gamay et côt furent goûtés séparément puis assemblés. De cette journée vient mon affection pour le deuxième cépage cité. Il me racontait tant et de façon joyeuse. Rustique, il me parlait de sa terre. Fruité, ses notes de griotte entre autres choses m’élevaient vers le ciel. Je découvrais une autre facette de ce cépage que l’on nomme malbec quand on s’aventure plus au sud. Je ne reconnaissais pas le goût des sauces, du «Carte noire» (marque de malbec vendu en GD) pour le bœuf bourguignon de mon enfance. Dans cet autre millénaire, le cahors c’était du brut de décoffrage. Cahors, dix sept ans ont passé depuis Valençay. Fabien Jouves, Lacapelle Cabanac, les vins en amphores du couple Azémar, pour n’en citer que quelques uns, m’enchantent. Une seule quête : fluidité, beaucoup de fraîcheur, de la gourmandise. J’ai appelé ces vins «mes cahors d’altitude».

Mikaël Bouges, l'artiste de Faverolles sur Cher

Mikaël Bouges, l'artiste de Faverolles sur Cher

La route n’est pas finie. Il y a deux ans, je rencontre Mikaël Bouges aux Caves d’Argent à Paris. Sans le savoir, l’artiste de Faverolles sur Cher organise mes retrouvailles avec un côt qui ressemble à celui des envrions de Valençay. Il manque quand même une chose pour que l’illusion soit parfaite : la rusticité. Et pourtant, là aussi je renifle la terre. Mais la belle finesse des «Côts hauts» m’incite davantage à humer qu’a renifler. Je regarde mon vigneron posé et discret. Je lui trouve un «je ne sais quoi» de flegme britannique. Une chanson lointaine s’installe, ça me rappelle… Je n’arrive pas à me rappeler mais c’était rock et sage. Ça se lâchait avec retenue. Avant l’été, Renaud Vuillermet, tu m’as offert ce trésor de Mikaël : un côt vinifié en rosé «La Roseur». Tu avais ce regard pétillant qui annonce le vin à boire «à la régalade». Ce fut une explosion de fraises, griottes et bonbons acidulés. Ça emplissait la bouche. C’était poli et sensuel. Ça me racontait une rivière et ses cailloux roulés, un étang avec une brume virginale un jour de pêche. «Got to get you into my life» chanté cette fois-ci par les Beatles.http://www.youtube.com/watch?v=uWjEQsAYB9A

Une gaieté différente comme une manif’ d’étudiants, de personnes qui veulent qu’on leur laisse la liberté de s’enivrer de mots ou de vins. A leur guise. A ce propos, la musique peut être simplement celle d’une voix. Ecoutez donc celle de Serge Reggiani récitant «Enivrez vous» de Baudelaire…

"Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise."

Voilà comment un même cépage avec sa musique intérieure, ses paroles peut trouver une autre couleur musicale lorsqu’il se trouve interprété par un autre musicien de la vigne. Il y aura fort à parier qu’une des versions vous touche, vous fourgonne.

Fourgonne... Farfouiller, fouiner... (Merci M'Amuses)

Post scriptum : je m'aperçois que le côt rosé est souvent partagé avec des amis cavistes ou qui l'ont été. J'aurai pû me demander pourquoi mais j'ai autre chose à faire à présent : profiter.

J'aurai pu aussi vous parler des Côts Vieilles vignes de Le Rocher des Violettes mais je ne connais pas encore Xavier Weisskopf

Chez Bruno Besson et avec Laurent Cerqueu
Chez Bruno Besson et avec Laurent Cerqueu

Chez Bruno Besson et avec Laurent Cerqueu

Lire la suite

"Quentin Bourse, le vigneron des anges !"

5 Avril 2015 , Rédigé par Buveur de poèmes Publié dans #Mes poètes divins

Quentin
Quentin

Un jour, nous arriverons à mettre nos rires et nos joies en bouteilles. Alors, nous ne serons plus jamais saouls, juste ivres de bonheur. Quelques bouteilles m'ont déjà fait croire que cela était possible...

Le chemin le plus court pour arriver jusqu'à soi n'est pas forcément la ligne droite.

Laissez moi vous présenter un jeune homme. Un jeune qui en veut, qui vous souhaite votre anniversaire en n'oubliant pas de laisser un lien internet vers son domaine, un homme qui parle vite comme pour rattraper des moments qui lui auraient échappé.
On le voit partout et jamais où l'on pourrait s'attendre à le rencontrer. Du jus de fruit, vin d'enfance, à la paire de lunette en douelle recyclée, il ne marche qu'à un seul carburant : l'amour. Il le cherche dès l'aube, n'a plus de temps pour dormir...
Il rêve éveillé, agité. Il rêve toujours de ce petit garçon assis sur un muret près de vignes, celui qui accompagnait ses grands parents. Il est en train de laisser sur le bas côté de son chemin l'adolescent plein de rages.

Auparavant...

De ses divers métiers pratiqués il acquiert la maîtrise. Mais il n'est pas encore proche de ce qui va l'apaiser : La Terre. Du commerce de vins pratiqué du fond d'un garage, il constitue son réseau. Sa volonté de toujours tout comprendre le pousse un peu plus vers son destin : faire son vin. Il rencontre des guides comme Jean Bernard Berthomé du Domaine Huet (Vouvray) et c'est Pascal Pibaleau (entre Azay le Rideau et Langeais) qui lui tendra la main pour s'établir.

Cet homme, je l'ai rencontré la première fois un jour de coup de foudre. De l'amour et des amitiés dans un palais de glaces. C'était le premier salon de "La levée de la Loire" à Paris. Il était en formation, travaillait pour feu le domaine "les Loges de la folie". Nous nous sommes retrouvés peu après, quelques mois plus tard, même pas le temps d'une année, après ce mauvais coup du destin qui avait frappé mon cœur. Il a été là pour moi. Son domaine est né à cette époque. Il y a eu de nombreuses conversations téléphoniques et puis nous nous sommes retrouvés chez lui, près d'Azay le Rideau... Tout près de Chinon. J'ai fait la connaissance d'Angélique sa compagne, j'ai vu une maison en travaux, une autre habitation troglodyte, des vins en devenir, des idées d'étiquettes pour ses bouteilles. J'ai vu un ventre rond et des promesses d'avenir. Tout cela je l'ai vu comme un bouillonnement. Et j'ai souri parce que j'ai vu celles qui l'apaisent : Angélique et ses vignes. Faire la route ensemble vers Cabrières, une jolie appellation du Languedoc, nous a un peu plus rapproché. Il présentait ses vins pour la première fois dans le Sud lors de l'intime salon "Le Printemps des Vignerons" organisé par Céline et Romain du Clos Romain. J'aime tellement ce salon. Beaucoup de ce qui fut dit, échangé avec ce jeune homme restera de l'ordre de l'intime.

Quentin Bourse, puisqu'il s' agit de lui, fait son vin depuis un an. Il a fait bouger comme personne le sens du mot marketing autour du vin en seulement une petite année.
Il a testé en ce laps de temps différentes méthodes de vinif', du tranquille à la bulle. Et l'amphore a déjà sa place au domaine pour magnifier certains jus. Grolleau, cabernet franc, côt, ch'nin nous régalent avec cette vivacité tellement représentative, selon moi, de ce qui meut Quentin.
Il a fait voler un drone au dessus de vignes pour un clip léché, fait fabriquer - à partir de douelles de mon côt chéri - des skates et des sunglasses 100% frenchies ?
...

Qui sponsorise une équipe de hockey ?
Qui va nous réserver de belles surprises encore et encore ?

Celui qui fait, avant tout, des vins qui sont devenus pour quelques uns les miens.
J'espère qu'ils deviendront les vôtres.

Quentin, pour ce jour où tu as préféré rester dans les vignes, il me tardait de partager avec toi ceci. Pense à nous, la prochaine fois, que le soleil se couchera sur ta terre.

Ton ami fidèle, Buveur de poèmes

Le Sot de l'Ange.

15 rue des caves – 37150 La Croix en Touraine ou 68 rue de Langeais - 37190 Azay le Rideau

AOC : Touraine Azay-le-Rideau

02 47 48 37 98 / 06 88 91 20 45

ww.lesotdelange.fr.

(merci à Rémy Bousquet pour la création de cette formule "le vigneron des anges" que j'ai emprunté pour le titre de ce texte)

"Quentin Bourse, le vigneron des anges !"
"Quentin Bourse, le vigneron des anges !"
"Quentin Bourse, le vigneron des anges !"
(créd. photo : Quentin Bourse)

(créd. photo : Quentin Bourse)

"Quentin Bourse, le vigneron des anges !"
"Quentin Bourse, le vigneron des anges !"
Lire la suite