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Buveur de poèmes, le blog de Franck Kukuc

Articles avec #mots et vins d'avant tag

Antoine et le rouge rare de vieilles vignes

26 Janvier 2017 , Rédigé par Buveur de poèmes Publié dans #Mots et vins d'avant

Peinture d'E.Dazelle

Peinture d'E.Dazelle

A lier des inconnus entre eux par la magie d'un verre tendu,

D'entre tous,
Il y eut, lui, qui poussa la porte, discrètement.

Avançant à petits pas, il dit
"Bonjour je suis Antoine"
Les rires fusèrent de surprise, 
Tandis que les regards s'illuminaient davantage.
La méchanceté n'avait pas trouvé place.
Non ! La présentation d'Antoine nous avait juste rappelé ces scènes de réunions d'alcooliques anonymes.
Nous, nous n'attendions qu'un énième hédoniste.
Lui, ne voulait pas déranger.
Il eut son verre de rouge rare de vieilles vignes.

Ce vin fit parler l'un des participants de son métier d'acteur.
Je lui avouais que depuis des mois je l'avais reconnu,
Et lui signifiais, ce soir, que l'important, ici, était le plaisir d'un moment de partage.

Cela dura encore.
J'aurais voulu que tout l'amour et la joie s'invitent là.

Et puis les uns après les autres, ils repartirent vers leurs habitudes.

Deux restèrent, 
Véronique, Antoine.

Véronique à l'origine de ce moment,
Véronique brûlante de bonne humeur, 
Venue de Montréal faire escale dans cette petite cave à vins de France.
Venue découvrir ce qu'elle n'avait que lu :
Le rouge rare de vieilles vignes.

Antoine, si tendre dans ses propos,
Qui ne pût acheter en plus de ses bulles prévues que le rouge rare de vieilles vignes,
Si bien goûté car entouré de vies.

Antoine, venu chercher un peu de réconfort qu'il trouve à chacun de nos partages,
Antoine,
Cette confession..

Et la lumière dans mes yeux,
Et la lumière dans mon être,
Un merci du bout de lèvres tremblantes.

Buveur de poèmes 
Janvier 2016.

 

Janvier 2017

Et depuis...

J'ai découvert qu'Antoine était artiste peintre, qu'il m'achetait beaucoup de bouteilles pour "s'inspirer" (il a peint une série de tableau sur l'ivresse). Il a une poésie dans le regard qui court souvent jusqu'au bout de ses doigts. Il est bienveillant (en tous cas avec moi). On peut le retrouver parfois à L'Atelier d'Hauteville - 74 rue d'Hauteville, Paris 10e. La galerie vient de faire quelques travaux et c'est beau avec tous ces lumineux et une lumineuse pensionnaires.

Véronique, elle, est à Montréal. Elle anime les bouteilles de vins pour lesquelles elle a eu un coup de coeur. J'ai entendu dire qu'elle se lançait dans la permaculture. Elle semble, entre mille projets, avoir la ferme intention de faire de la vigne entre "plein béton" (Tout du moins sur les toits pour être au plus près du bleu du ciel) et "sol de neige". Elle a la poésie dynamique. Elle reviendra en France en Avril, cette fois-ci chez Pierre.

 

Pierre, Pierre Bernault vigneron

Château Beauséjour - 7 Arrialh. Montagne, Aquitaine. (Plus proche du ciel que de St Emilion)

 A toi, qui m'a donné ma chance chez De Vigne en Ville en me proposant des facilités commerciales pour avoir tes vins, 

Toi qui m'a permis de fidéliser une clientèle avec "La Petite robe poivrée", qui a favorisé mes premiers pas de "bateleur" sous le soleil de Toulouse, Gragnague (Big up à ma "collègueuh" Evelyne et son accueillant, fantastique boucher Serge Galop), de Lavaur chez mon ami Bertrand Denizot de L'Accord Parfait (La cave-restaurant de Lavaur et des nombreux kilomètres alentour !)

Un seul mot qui pourrait sembler banal à la lecture mais dont tu connais l'intensité quand nous échangeons au téléphone :

Merci.

 

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A la lueur d'une flamme.

25 Janvier 2017 , Rédigé par Buveur de poèmes Publié dans #Mots et vins d'avant

A la lueur d'une flamme

A la lueur d'une flamme

Dans la discrétion, l’intimité d’une bougie, de sa flamme,
« A l’aveugle » pour mieux voir.
Tel un tricheur consentant, je suis le seul à savoir.
Entouré de quelques amis de tous âges, 
mes deux jeunes enfants dans mon sillage.

Je, eux,
enfin, nous
prêts à humer, goûter, mâcher, 
entendre les histoires du Château de REIGNAC.

Vivre cette bouteille, son contenu,
conjuguer des sensations.
Tout ce qui fait de nous des êtres sensibles,
des âmes fortes de leurs faiblesses.

Bouchon tiré, le vin libéré,
tout à l’expression de ses évidences,
Reignac veut vivre tout comme nous.
Il est jeune tout comme eux deux.

Timide, il grandit vite,
s’habitue à l’air,
appelle nos mots.

Timides à notre tour, on s’approche du verre.
Et voilà, ce rouge qui nous invite à le toucher.
On incline, on fait tourner la terre.

Du bout du doigt ou du bout des lèvres, 
on touche le travail des Hommes,
le « parfois » épique d’une équipe.

A la lueur d’une flamme, le vin en bouche,
un peu de pluie, du soleil, des nuages s’amoncellent,
c’est avec assurance,
que l’on fait claquer notre langue,
pour garder l’équilibre.

On s’interroge, 
on attend l’autre du coin des yeux.
Qui se jettera dans l’abîme de l’avis ?
Qui plongera du ponton ?

Puis,
les mots s’échappent pour pousser un mur de verre.
Faire le mur des mots trop mûrs,
les yeux des enfants nous aident à faire la courte échelle,
La lueur des amitiés fera le reste.
La parole libre, on « bricole » notre souvenir,
Tous buveurs de poèmes,
sans rimes et sans strophes,
puisque ce vin est l’œuvre de plusieurs,
versons ensemble notre déclaration :

"Petits bonbons réglisse
Complices
Prunes, mûres, groseilles
La Chine ?
Allons ! Allons, pensons à nos images de vie
Ça ressemble à une eau de Cologne de ma petite enfance
Fraises écrasées, pas sucrées, sur une tartine
J’ai quelque chose sur le bout de la langue mais...
Comme un village endormi sous les cendres
Un voile de lumière d’été 
Des paumes d’enfants imprégnées de menthe fraîche
Sans avoir l’habitude, sans que ce soit mon truc
J’aime la douceur que je ne donne pas à tout le monde"

Voilà ce fut un samedi soir sur la Terre,
un flirt collégial, dans mon resto’ vin cœur « Les Bricoles »,
entouré de chères âmes, à la lueur d’une flamme.

Buveur de poèmes
24 Janvier 2015

 

Château de Reignac - 38 Chemin de Reignac. 33450 Saint-Loubès

Quand l'appellation Bordeaux Supérieur prend tout son sens. 

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Et les voiles quittent la mer.

2 Août 2015 , Rédigé par Buveur de poèmes Publié dans #Mots et vins d'avant

Et les voiles quittent la mer

Et les voiles quittent la mer

Je regarde ces collines de vignes qui dominent la ville. Et les voiles quittent la mer pour s'installer dans les rues et nous faire de l'ombre. Collioure.

Voiles qui appellent un souvenir de dégustation où cette ville de bord de mer s'était invitée...

Mars 2013, Montreuil, salons des vins.

Il est là, à quelques pas. Une bonnet sombre de docker sur la tête, des rouflaquettes (j’adore ce mot tellement « hype ») ou plutôt un trait de poils courts qui souligne le côté rebelle du vigneron et surtout ses joues.

Je lui tend mon verre comme une main tendue vers lui. On va faire connaissance. Je goûte ses vins. Je me prépare à ce qu'ils me parlent de lui. Je couche des mots sur papier pour mieux me souvenir, préoccupé d'oublier les cépages, la façon de faire. Je m’aperçois que je ne joue pas. J’analyse mais sans plaisir. Alors, l'épouse du vigneron, jusque là silencieuse, ayant peut-être lu en moi, me dit : "Vous voulez jouer ? Eh bien goûtez ça !". Le regard est rieur. Je ferme mon carnet de notes. Il n' y aura pas de portrait photo. Je sens le nouveau vin versé.

Je sens et j'entre dans une maison pleine de rires, à l’heure où le soleil se couche, ses murs sont chauds du soleil de la journée (ce n’est pas un rosé mais d’avantage un rouzé). Il n'y a plus de rôle à jouer. Je deviens ordinaire pour laisser s'exprimer l'extraordinaire.

Ce qui est beau, c'est que je ne tiens plus compte de ma raison. Je veux la visiter cette maison. Je pousse une porte en mettant le liquide en bouche, traverse des zones d'ombres puis de lumières. Il y a des mômes avec les poches emplies de bonbons fruités (70g de résiduel, 14 – 15° de potentiel pour finir à moins de 10°).

Comme un souvenir de Collioure… Un parasol, mes amours, mes amis, une table et du foie gras poêlé avec une compotée de betteraves.

Je cherche l'évidence, le terroir… L'homme se marre, il sait que je vais me "planter". Car sur les autres vins secs, j’ai voulu parler cailloux.

Il sourit «Ce n’est pas une entité de cailloux, c’est un merdier».
Je ferme les yeux et ce sont mes autres sens qui s'ouvrent et s'offrent au mystère du vin.
Secrètement, je souhaite me tromper, être surpris, que mes acquis soient remis en question. Alors, je doute, je partage avec ce couple d'Anjou enjoué : ma langue se délie et je fais connaissance avec eux réellement.

Le Quart d'heure angevin

Joël et Christine Ménard - Domaine des Sablonettes

Le Quart d'heure angevin - Détail de l'étiquette

Le Quart d'heure angevin - Détail de l'étiquette

La lumière et le souffle - Zao Wou-ki

La lumière et le souffle - Zao Wou-ki

"Peindre,peindre, toujours peindre. Encore peindre le mieux possible, le vide et le plein, le léger et le dense, le vivant et le souffle." a dit Zao Wou-Ki, peintre et ami de grands poètes du 20° siècle.

Touches de paysages, de cailloux, de lumières, de vents, de chaleur, de froids et de bienfaisantes ou satanées pluies, le vigneron nous offre un tableau impressionniste.

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Le pourquoi du côt, du comment

11 Avril 2015 , Rédigé par Buveur de poèmes Publié dans #Mots et vins d'avant

La roseur arrosée

La roseur arrosée

Il y a une semaine, j'ai renoué, réétabli un contact avec un ami de longue date. Des incompréhensions nous avaient séparé depuis sept ans. Mais voilà, il manquait à ma vie d'aujourd'hui.

J'ai téléphoné. Rien n'avait changé sur la profondeur de notre amitié.

Il est ce copain que j'avais conté dans un texte destiné aux Vendredis du Vin (un événement mensuel de la blogosphère des amoureux de vins) en 2013.

C'est un texte qui ne peut se perdre, en voici une version légèrement remaniée qui explique le pourquoi du comment, mon amour pour le côt... juste après le ch'nin.

Earth Wind and Fire, "Got to get you into my life", un cépage : le côt.

http://www.youtube.com/watch?v=kc6XZ7u32To&feature=youtu.be

Rewind, je rembobine les souvenirs aux sons des cuivres. Il était une fois, il y a 20 ans, deux copains en virée dans les environs de Valencay (unique pour avoir donné son nom à deux A.O.C, l’une pour ses fromages de chèvres, l’autre pour ses vins). Le best of d’E.A.W.F, le seul CD ( Ndlr : support musical ayant existé avant le mp3) dans la voiture pour tout un week-end. En boucle qu’ils l’écoutèrent ! Au point qu’ils entrèrent dans ce restaurant isolé, niché dans les vallons verdoyant des environs de St Genou dans le Berry, en fredonnant «Got to get…». Le resto’ s’appelait «Le Pousse-caillou» (véridique et bluffant quand j'y pense aujourd'hui). Les trompettes soufflaient encore joyeusement dans nos oreilles lorsque la cuvée de la maison fut posée sur la table. Un jus d’assemblage régala nos palais et délia nos langues. Il fallait savoir, rencontrer le vigneron. Nous ne pouvions quitter la région sans emporter notre propre assemblage concocté avec cet artisan. Renseignements pris auprès du restaurateur, le lendemain nous avions rendez-vous avec le vigneron. Gamay et côt furent goûtés séparément puis assemblés. De cette journée vient mon affection pour le deuxième cépage cité. Il me racontait tant et de façon joyeuse. Rustique, il me parlait de sa terre. Fruité, ses notes de griotte entre autres choses m’élevaient vers le ciel. Je découvrais une autre facette de ce cépage que l’on nomme malbec quand on s’aventure plus au sud. Je ne reconnaissais pas le goût des sauces, du «Carte noire» (marque de malbec vendu en GD) pour le bœuf bourguignon de mon enfance. Dans cet autre millénaire, le cahors c’était du brut de décoffrage. Cahors, dix sept ans ont passé depuis Valençay. Fabien Jouves, Lacapelle Cabanac, les vins en amphores du couple Azémar, pour n’en citer que quelques uns, m’enchantent. Une seule quête : fluidité, beaucoup de fraîcheur, de la gourmandise. J’ai appelé ces vins «mes cahors d’altitude».

Mikaël Bouges, l'artiste de Faverolles sur Cher

Mikaël Bouges, l'artiste de Faverolles sur Cher

La route n’est pas finie. Il y a deux ans, je rencontre Mikaël Bouges aux Caves d’Argent à Paris. Sans le savoir, l’artiste de Faverolles sur Cher organise mes retrouvailles avec un côt qui ressemble à celui des envrions de Valençay. Il manque quand même une chose pour que l’illusion soit parfaite : la rusticité. Et pourtant, là aussi je renifle la terre. Mais la belle finesse des «Côts hauts» m’incite davantage à humer qu’a renifler. Je regarde mon vigneron posé et discret. Je lui trouve un «je ne sais quoi» de flegme britannique. Une chanson lointaine s’installe, ça me rappelle… Je n’arrive pas à me rappeler mais c’était rock et sage. Ça se lâchait avec retenue. Avant l’été, Renaud Vuillermet, tu m’as offert ce trésor de Mikaël : un côt vinifié en rosé «La Roseur». Tu avais ce regard pétillant qui annonce le vin à boire «à la régalade». Ce fut une explosion de fraises, griottes et bonbons acidulés. Ça emplissait la bouche. C’était poli et sensuel. Ça me racontait une rivière et ses cailloux roulés, un étang avec une brume virginale un jour de pêche. «Got to get you into my life» chanté cette fois-ci par les Beatles.http://www.youtube.com/watch?v=uWjEQsAYB9A

Une gaieté différente comme une manif’ d’étudiants, de personnes qui veulent qu’on leur laisse la liberté de s’enivrer de mots ou de vins. A leur guise. A ce propos, la musique peut être simplement celle d’une voix. Ecoutez donc celle de Serge Reggiani récitant «Enivrez vous» de Baudelaire…

"Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise."

Voilà comment un même cépage avec sa musique intérieure, ses paroles peut trouver une autre couleur musicale lorsqu’il se trouve interprété par un autre musicien de la vigne. Il y aura fort à parier qu’une des versions vous touche, vous fourgonne.

Fourgonne... Farfouiller, fouiner... (Merci M'Amuses)

Post scriptum : je m'aperçois que le côt rosé est souvent partagé avec des amis cavistes ou qui l'ont été. J'aurai pû me demander pourquoi mais j'ai autre chose à faire à présent : profiter.

J'aurai pu aussi vous parler des Côts Vieilles vignes de Le Rocher des Violettes mais je ne connais pas encore Xavier Weisskopf

Chez Bruno Besson et avec Laurent Cerqueu
Chez Bruno Besson et avec Laurent Cerqueu

Chez Bruno Besson et avec Laurent Cerqueu

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A hauteur d'enfance

2 Février 2015 , Rédigé par Caillou - Buveur de poèmes Publié dans #Mots et vins d'avant

A hauteur d'enfance

Je ne suis qu'un amoureux du vin, je vous parlerai donc...A hauteur d’enfance,

Parce qu'à cet âge, on ne parle pas de vendanges tardives, de VDN, de balades hongroises, de sucrosité quand on se penche au dessus d’un fût, ou quand on inspire au dessus du goulot effilé de ces flacons de taille raisonnable.

On se sent bien, on ne s’explique pas pourquoi. Peut-être cette forme presque maternelle sans épaules qui nous rassure.

A l’âge où l’on ne peut pas encore goûter, on approche son nez. Et, le sourire aux lèvres on parle de « parfum » de raisins secs, de ceux qu’en d’autres temps nous aurions pu avoir dans un petit sachet au fond d'une poche. Quelque chose de sec et frais à la fois, surtout pas de ces raisins d’aujourd’hui que l’on doit réhydrater.

A hauteur de pré-adolescence, on pourrait y déceler des notes chocolatées de vrai noir. Fini le chocolat au lait, c’était avant !

Les années s’écoulant, aux « odeurs » précédentes s’ajouteraient des flaveurs de liberté, de tabac et de premiers voyages. Elles s’inviteraient à nos narines et enfin en bouche comme un premier baiser.

A hauteur d’adulte, les mots de connaisseurs nous éloigneraient de tout cela. L’acidité ne serait qu’une froide « colonne vertébrale » pour jus d’une sucrosité certaine.

Enfin viendrait le bel âge, bien avant 50 ans fort heureusement ! celui où l’on aurait rien à prouver, où l’on ne chercherait plus qu’à se retrouver.

En goûtant cet instant, il n’ y aurait plus alors que plaisirs et nostalgie, « réminiscence » de couleurs de soleils couchants, de toits orangés de Cappadoce (là où sèchent les abricots), d’aromes de fruits secs, de cannelle, de miels, de feurs sauvages, de pommes ou de poires ou de fruits rouges compotés, un goût de noyaux suçotés, une douceur de main tendue, un sourire étranger qui balaie les frontières, une langue inconnue qui nous parle, la vivacité d’un clin d’œil comme une cuvée de grain noble.

Nous pourrions prétendre avoir approché une certaine éloge du temps qui passe, d’une vieillesse assumée et/ou d'une enfance retrouvée.

Alors, nous serions revenus à Hauteur d’enfance.

Tout ceci ou presque je l’ai perçu dans une 50 cl.

Vous ne la trouverez pas, je ne la retrouverai plus. Elle est pour toi, Laurent.

C’est le vigneron Sébastien Gandubert du domaine « Closerie de Belle Poule » à Thouarcé (49) qui l'a produite à ma demande.

Lors de la mise en bouteilles d’une barrique de 225 litres de son ch’nin en vendanges tardives « Grain noble ».

300 bouteilles de 75 cl étaient prévues où s’est immiscée une 50 cl certifiée sans soufre ajouté.

Je tiens à remercier ceux qui m’ont aidé à rendre possible ce présent : Monsieur Alexis Bijaoui (futur grand régaleur de papilles) pour l’invit’ à la mise, Arnaud Septime (http://www.mistelle.fr/) pour les photos et pour avoir garder le secret, Bruno Bessoncaviste "Aux cépages d’Ermont" (http://auxcepagesdermont.jimdo.com/) pour le don d’une 50 cl qui en son temps logeait l’un de ses premiers essais vinique « le vin des Oufs 2002 », Sébastien Gandubert, Mickael Lemasle - caviste de "Crus et découvertes", rue Paul Bert à Paris et …mes petits cépions qui ont guidé mon inspiration

Note de Caillou - Buveur de poèmes : Ce texte peut être considéré comme le premier consacré au vin, à l'humain, à l'amitié, à la vie. Il fut écrit en Octobre 2012 pour fêter un ami, mon parrain dans le vin : Laurent Baraou (http://www.laurentbaraou.fr/) homme aux multiples vies, homme de vins et de passions. Je pense aussi à lui en transférant ma mémoire sur ce blog.

A hauteur d'enfance
A hauteur d'enfance
A hauteur d'enfance
A hauteur d'enfance
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